Vue d’ensemble
Résultats principaux
Toiture actuelle : dalle béton + bitume · U = 2,5 W/m²·K · volets sans fermeture
Pertes thermiques cumulées d’octobre à avril. Ce sont des flux à travers l’enveloppe, pas une facture de chauffage.
Entrées physiques corrigées : le modèle couvre les huit maisons du n° 1 au n° 15, avec leurs deux pignons extérieurs. Il comprend 64 éléments vitrés à Uw = 1,60 W/m²·K et Sw = 0,56, ainsi que huit portes vitrées Internorm KF310 de 1,15 × 2,09 m à Uw = 0,96 W/m²·K et Sw = 0,44. Au sous-sol, le vitrage est reculé de 27 cm et chaque grande ouverture est vitrée à 50 %. Chaque ouverture est calculée séparément et les ombres sont recalculées toutes les 10 minutes.
Vue illustrée · cliquez une partie du bâtiment
- Côté rue · par maison
- 2 fenêtres · 1,90 × 1,20 m
1 porte vitrée · 1,15 × 2,09 m - Côté cour · par maison
- 4 fenêtres · 1,90 × 1,20 m · châssis bas 1,90 × 0,85 m
Grande ouverture : n° 1 · 2,50 × 1,95 m ; n° 3–15 · 2,30 × 2,10 m · vitrage 50 %
Ouvertures basses : retrait 27 cm et horizon solaire masqué au niveau N−1
Répartition des flux
Les pertes par les murs atteignent 68,3 MWh, y compris les parois du sous-sol chauffé et les deux pignons extérieurs. Il s’agit du premier poste calculé.
Lecture énergétique de l’hiver
Ce classement explique les pertes. Il ne constitue pas la priorité globale de confort.
Caractéristiques thermiques
Les coefficients U retenus
Le coefficient U mesure la chaleur traversant une paroi : plus il est faible, meilleure est l’isolation. Les valeurs ci-dessous distinguent ce qui est utilisé dans EnergyPlus de ce qui est seulement documenté.
| Partie du bâti | Composition | Coefficient | Source et usage |
|---|---|---|---|
| Façades et soubassements actuels | Enduit intérieur 1 cm, blocs de béton creux 25 cm, enduit extérieur 1 cm | U = 2,30 W/m²·K | Audit énergétique BCE/Stepwane, 1er avril 2026, p. 17.État initial des trois niveaux chauffés. |
| Toiture-terrasse actuelle | Dalle béton et couche bitumeuse apparente | U = 2,50 W/m²·K | Audit énergétique BCE/Stepwane, p. 19.État initial avant réfection. |
| Scénario murs rénovés | Isolation thermique par l’extérieur ajoutée à la maçonnerie existante, R isolant = 3,70 m²·K/W | U final = 0,24 W/m²·K | Niveau courant de rénovation utilisé pour l’aperçu EnergyPlus.Isolant générique λ = 0,036 W/m·K, soit environ 13,3 cm ; finition extérieure claire. |
| Scénario toiture rénovée | Isolation extérieure ajoutée au-dessus de la dalle existante, R isolant = 4,50 m²·K/W | U final = 0,21 W/m²·K | Niveau courant de rénovation utilisé pour l’aperçu EnergyPlus.Isolant générique λ = 0,036 W/m·K, soit environ 16,2 cm ; membrane sombre standard conservée. |
| Dalle du sous-sol sur terre-plein | Revêtement 3 cm, chape 6 cm, dalle béton 20 cm | U = 0,46 W/m²·K | Audit énergétique BCE/Stepwane, p. 18.Utilisé dans EnergyPlus, les sous-sols étant chauffés dans le périmètre retenu. |
| Fenêtres | Aluminium en rénovation sur bâti bois, vitrage 4/16/4 faible émissivité, argon, intercalaire warm-edge | Uw = 1,60 W/m²·K | Fiche technique des fenêtres fournie le 30 septembre 2026.Utilisé pour les 64 éléments vitrés hors portes ; Sw = 0,56. La grande ouverture du sous-sol ne compte que 50 % de vitrage. |
| Portes d’entrée Internorm KF310 | PVC/alu, dormant 70 mm, seuil 30 mm, triple vitrage 48 mm Satinato, intercalaire ISO noir | Uw = 0,96 W/m²·KUg = 0,60 · Sw = 0,44 | Descriptif produit fourni par le maître d’ouvrage le 5 octobre 2026.Les huit portes de 1,15 × 2,09 m sont modélisées séparément comme portes vitrées. Le coefficient global Uw, plus représentatif que Ug seul, est utilisé dans EnergyPlus. |
| Ouvertures du sous-sol côté cour | Châssis allongé 1,90 × 0,85 m ; grande ouverture 2,50 × 1,95 m au n° 1 et 2,30 × 2,10 m aux n° 3 à 15 | U = 1,60 W/m²·K | Plan APD des façades est / ouest et précisions du maître d’ouvrage.Vitrage reculé de 27 cm ; grande ouverture vitrée à 50 %. Le panneau inférieur est opaque, sans transmission solaire, mais conserve U = 1,60 W/m²·K. |
| Plancher au-dessus d’un local non chauffé | Carrelage ou parquet 2 cm, chape 6 cm, dalle béton 20 cm | U = 2,00 W/m²·KCoefficient b = 0,4 | Audit énergétique BCE/Stepwane, p. 18.Non appliqué : le modèle demandé considère tous les sous-sols chauffés. |
Autres informations importantes de l’audit : la ventilation naturelle est classée en mauvais état et son traitement est jugé urgent ; des condensations, moisissures et problèmes d’humidité ont été observés. La couche bitumeuse du toit présente un vieillissement visible et de la végétation, ce qui justifie un contrôle de l’étanchéité. Enfin, près de 85 % des répondants jugent les logements chauds ou trop chauds en été. Ces constats orientent les vérifications, mais les pourcentages et l’ordre des interventions affichés ici restent calculés par EnergyPlus.
Volet travaux
Comparer les rénovations de l’enveloppe
Activez séparément la toiture ou les murs, ou cumulez les deux. Les résultats sont comparés à l’état actuel avec le même usage des volets.
État de référence : aucun des deux travaux n’est activé.
Les résultats de travaux sont comparés à l’état actuel avec le même usage des volets. Aucun coût n’est associé à ces variantes. Elles représentent une qualité moyenne de rénovation cohérente avec la réglementation actuelle, pas un dimensionnement de maîtrise d’œuvre. Les ponts thermiques, l’étanchéité à l’air et la ventilation restent inchangés afin d’isoler l’effet des seuls murs et de la seule toiture.
Comparaison des logements
Résultats par maison
Les n° 1 et 15 cumulent chacun un pignon exposé et deux façades. Les six maisons intermédiaires sont mitoyennes des deux côtés.
À retenir : les n° 1 et 15 ont chacun un pignon extérieur ; les six maisons intermédiaires sont mitoyennes des deux côtés. Les huit portes sont calculées séparément des murs.
Soleil transmis par les vitrages
La façade sur cour reçoit la majorité des apports solaires
La façade sur l’avenue est orientée est-sud-est et représente 31,9 % du rayonnement solaire transmis après prise en compte du grand ensemble opposé. La façade sur cour représente 68,1 %, dont 1,62 MWh par les ouvertures du sous-sol après prise en compte du retrait, du vitrage partiel, du terrain, du mur R+2 continu, du retour bas et du bloc haut Ernest-Laval.
Voir le calcul indépendant des 16 ouvertures du sous-sol
Énergie solaire totale transmise de juin à août, rayonnement direct et diffus compris. Les plages indiquent la médiane géométrique de soleil direct en juillet, en heure locale d’été.
| Maison | Châssis 1,90 × 0,85 m | Grande baie | Soleil direct médian en juillet |
|---|---|---|---|
| n° 1 | 88 kWh | 140 kWh | 15 h 20–20 h 00 |
| n° 3 | 78 kWh | 118 kWh | 15 h 00–19 h 00 |
| n° 5 | 73 kWh | 115 kWh | 15 h 00–19 h 00 |
| n° 7 | 74 kWh | 116 kWh | 15 h 00–19 h 00 |
| n° 9 | 75 kWh | 118 kWh | 15 h 00–19 h 00 |
| n° 11 | 77 kWh | 118 kWh | 15 h 00–19 h 00 |
| n° 13 | 80 kWh | 126 kWh | 15 h 00–19 h 00 |
| n° 15 | 85 kWh | 133 kWh | 15 h 00–19 h 00 |
Le mur R+2 opposé est prolongé sur toute la rangée. Derrière lui, le retour parallèle de deux étages est représenté par un plan de 40,5 m et 7,10 m de haut, environ 10,6 m plus loin. Le bloc de 22,20 m reste limité au côté rue Ernest-Laval. Les n° 3 à 15 ont une fin médiane d’ensoleillement vers 19 h en juillet et 18 h en août.
Recommandation saisonnière
Priorités pour le confort · hiver
En hiver, la ventilation reste un prérequis sanitaire, mais elle doit être maîtrisée. Pour le confort thermique, la priorité porte sur la réduction des pertes.
Isoler les murs extérieurs
Ils constituent le premier poste de pertes calculées pendant la saison de chauffe.
1er chantier d’hiverRénover et isoler la toiture
Elle constitue le deuxième poste de pertes de l’enveloppe et complète efficacement l’isolation des murs.
2e chantier d’hiverMesurer puis traiter les fuites d’air
Corriger les entrées d’air parasites tout en conservant le renouvellement d’air hygiénique nécessaire.
À coordonnerEn bref : en hiver, les murs passent avant la toiture pour réduire les pertes. L’étanchéité à l’air doit être traitée avec une ventilation correctement dimensionnée.
Méthode
Calculs et limites
Comment les flux ont-ils été calculés ?
La simulation EnergyPlus 26.1 additionne heure par heure les transferts vers l’extérieur. Pour l’hiver, les pertes sont comptées d’octobre à avril ; pour l’été, les apports sont comptés de juin à août. Le modèle comprend huit maisons de trois niveaux chauffés, dont un sous-sol de 2,20 m, 64 éléments vitrés hors portes, huit panneaux opaques formant la moitié inférieure des grandes ouvertures du sous-sol et huit portes vitrées. Les fenêtres et panneaux conservent U = 1,60 W/m²·K ; les panneaux ont une transmission solaire nulle. Les portes utilisent Uw = 0,96 W/m²·K et Sw = 0,44.
Quelle période météo est représentée ?
La simulation utilise le fichier IWEC de la station Paris-Orly (WMO 071490). Il contient les 8 760 heures d’une année météorologique type, et non les mesures d’une année civile récente. Ses mois représentatifs proviennent d’observations comprises entre 1983 et 1998 : janvier 1996, février 1984, mars 1983, avril 1992, mai 1986, juin 1988, juillet 1986, août 1989, septembre 1998, octobre 1994, novembre 1987 et décembre 1992. La méthode IWEC sélectionne des périodes typiques dans un historique pouvant atteindre 18 ans ; le rayonnement solaire horaire est estimé à partir de la position du soleil et des observations de nébulosité. Les résultats décrivent donc un climat historique représentatif, pas la météo de 2026 ni une canicule récente ou extrême.
Que signifie « infiltrations d’air non maîtrisées » ?
Il s’agit de l’air extérieur qui entre par les défauts d’étanchéité : joints de fenêtres et de portes, raccords entre parois et passages de réseaux. Ce flux est différent de la ventilation prévue et de l’ouverture volontaire des fenêtres. Faute de mesure sur place, le modèle retient 0,65 volume d’air par heure dans les niveaux d’habitation et 0,30 volume par heure dans les sous-sols chauffés.
Quelles caractéristiques de fenêtre sont utilisées ?
La fiche fournie indique une menuiserie en aluminium posée en rénovation sur le bâti bois existant, avec un vitrage 4/16/4 à faible émissivité, argon et intercalaire warm-edge. EnergyPlus utilise le coefficient global Uw = 1,60 W/m²·K et le facteur solaire Sw = 0,56 pour toutes les surfaces effectivement vitrées. Dans les grandes ouvertures du sous-sol, cela ne s’applique qu’aux 50 % vitrés ; l’autre moitié est opaque. La valeur Ug = 1,10 W/m²·K concerne uniquement le vitrage et n’est donc pas utilisée à la place de Uw.
Comment l’ensoleillement réduit du sous-sol est-il pris en compte ?
Le plan situe la cour à 63,40 NGF, environ 2,20 m sous le rez-de-chaussée. Après confirmation du maître d’ouvrage, le mur R+2 opposé est représenté sur toute la rangée 1–15. L’immeuble situé derrière est séparé en deux volumes : un retour parallèle de deux étages, long de 40,5 m et haut de 7,10 m, puis le bloc de 22,20 m côté rue Ernest-Laval. De l’autre côté de l’avenue, le grand ensemble est représenté par deux plans contigus de 36,1 et 148,2 m, avec des hauteurs IGN de 29,7 et 29,4 m. Les niveaux de terrain et hauteurs viennent de la BD TOPO IGN, les emprises d’OSM et la distinction des volumes côté cour de la précision du maître d’ouvrage. Chacune des 16 ouvertures du sous-sol est traitée indépendamment, avec un calcul d’ombre toutes les 10 minutes. Le vitrage est placé 27 cm derrière le nu extérieur du mur et la grande ouverture ne conserve que 50 % de vitrage. De juin à août, les ouvertures basses transmettent ensemble 1,62 MWh : 0,37 MWh de soleil direct et 1,25 MWh de rayonnement diffus. Pour les n° 3 à 15, la plage médiane en août se termine vers 18 h selon l’ouverture.
Que signifient U, Ug, Uw et Ud ?
U est le coefficient générique de transmission thermique d’une paroi complète. Plus il est faible, plus la paroi est isolante. L’indice précise l’élément mesuré : Ug pour le vitrage seul (glass), Uf pour le cadre (frame), Uw pour la fenêtre complète, vitrage, cadre et intercalaire compris (window), et Ud pour la porte complète (door). Pour comparer ou simuler une fenêtre entière, Uw est donc la valeur pertinente ; Ug seul serait trop favorable.
Le rapport APD donne-t-il les coefficients U après rénovation ?
Non. L’APD du 6 mai 2024 montre une isolation thermique par l’extérieur, une réfection de l’étanchéité du toit et leur chiffrage, mais ne fixe ni composition isolante, ni résistance R, ni coefficient U final pour les murs ou la toiture. Il n’est donc pas possible d’en reprendre une valeur U dans la simulation. Les scénarios utilisent explicitement des hypothèses d’étude : R ajouté = 3,70 m²·K/W pour les murs, donnant U final = 0,24 W/m²·K, et R ajouté = 4,50 m²·K/W pour la toiture, donnant U final = 0,21 W/m²·K. Elles devront être remplacées par les performances du CCTP ou des produits retenus dès qu’elles seront disponibles.
Comment les volets sont-ils simulés ?
Le scénario « avec fermeture » ajoute devant les 48 fenêtres des niveaux d’habitation une protection extérieure à transmission solaire et visible nulle, avec une réflectance solaire de 50 % et une lame d’air de 5 cm. Les 16 surfaces vitrées du sous-sol et les huit portes d’entrée vitrées ne possèdent pas de volet ; les ouvertures du sous-sol sont néanmoins protégées par leur retrait de 27 cm et la grande ouverture n’est vitrée qu’à 50 %. Les volets sont fermés de 20 h à 8 h d’octobre à avril et de 10 h à 20 h de juin à août. Le volet fermé supprime le rayonnement solaire direct à travers le vitrage pendant ces plages, mais son échauffement et les échanges thermiques avec la fenêtre restent calculés.
Une fermeture intérieure derrière la fenêtre serait-elle efficace ?
Oui, mais surtout comme complément. En été, un store, rideau ou volet intérieur est moins efficace qu’une protection extérieure : le soleil traverse d’abord le vitrage, puis chauffe la fermeture intérieure, qui restitue une grande partie de cette chaleur dans la pièce. Une surface claire et réfléchissante, bien ajustée contre la baie, limite mieux cet effet qu’un rideau sombre ou laissant de grands jours. En hiver et la nuit, une fermeture intérieure étanche ou isolante peut réduire les échanges avec la fenêtre et améliorer le confort près du vitrage. Si un volet extérieur opaque est déjà fermé, le gain supplémentaire d’une fermeture intérieure reste généralement limité. Il faut enfin laisser sécher et ventiler la zone proche du vitrage, car une fermeture intérieure très étanche peut favoriser la condensation.
Les apports de chaleur affichés sont-ils un bilan net ?
Non. Le rapport additionne, heure après heure, toute la chaleur qui entre. Si de la chaleur ressort plus tard dans la journée, elle n’est pas déduite de ce total. Les valeurs affichées sont donc des apports bruts cumulés, utiles pour comparer les fenêtres, les murs et la toiture, mais elles ne représentent ni la chaleur restant réellement dans le logement ni une consommation d’énergie. EnergyPlus tient bien compte des entrées et des sorties pour calculer les températures ; c’est seulement l’indicateur présenté ici qui conserve les flux entrants. Avec les volets fermés, le soleil direct ne traverse pas les fenêtres protégées, mais les baies du sous-sol sans volet, les heures hors fermeture et les transferts de chaleur à travers les fermetures restent comptés.
Pourquoi la toiture passe-t-elle avant les murs ?
Les murs sont le premier poste de pertes d’hiver, mais ce classement ne mesure pas le confort global. Le chauffage peut compenser une partie de ces pertes. En été, sans climatisation, la toiture rénovée améliore beaucoup plus le confort que les murs seuls. Avec les volets utilisés, elle abaisse le maximum de 33,7 à 27,8 °C et les heures au-dessus de 26 °C de 876 à 231. Les murs seuls abaissent le maximum à 33,5 °C mais prolongent la chaleur à 1 132 heures, faute d’aération nocturne simulée. La recommandation est donc : ventilation et protections solaires, puis toiture, puis murs dans un programme coordonné.
Quelles hypothèses sont utilisées pour les scénarios de travaux ?
Le scénario « toiture » ajoute au-dessus de la dalle existante un isolant de résistance R = 4,50 m²·K/W, soit environ 16,2 cm pour un matériau générique à λ = 0,036 W/m·K. Le complexe complet atteint U = 0,21 W/m²·K. Le scénario « murs » ajoute par l’extérieur R = 3,70 m²·K/W, soit environ 13,3 cm avec le même isolant ; la paroi complète atteint U = 0,24 W/m²·K. La pose extérieure conserve la masse du béton du côté chauffé. Ces valeurs représentent une rénovation courante : en zone H1, la réglementation sur l’existant fixe notamment R = 3,20 pour un mur extérieur et R = 4,50 pour une toiture-terrasse. Elles ne remplacent ni une étude des ponts thermiques, de l’humidité et de la structure, ni un dimensionnement par un professionnel.
Pour comparer uniquement l’enveloppe, les infiltrations d’air, la ventilation, les fenêtres, les usages et les protections solaires sont identiques entre variantes. Aucun coût n’est encore associé aux travaux.
Pourquoi l’isolation des murs peut-elle augmenter les heures chaudes ?
L’isolation réduit fortement les pertes d’hiver et peut abaisser le pic d’été, mais elle ralentit aussi la sortie nocturne de la chaleur solaire et des apports internes. Comme cette première simulation n’ouvre pas volontairement les fenêtres la nuit, le bâtiment rénové peut rester un peu au-dessus de 26 °C plus longtemps. Ce résultat ne condamne pas l’isolation : il montre qu’elle doit être associée à des protections solaires et à une stratégie sûre de ventilation ou de rafraîchissement nocturne. Il faut donc lire ensemble la température maximale et le nombre d’heures au-dessus de 26 °C.
Pourquoi les températures d’été simulées sont-elles supérieures aux températures constatées ?
La page affiche la température maximale horaire de l’étage le plus chaud, et non une température moyenne. Le modèle suppose l’absence de climatisation et n’intègre pas l’ouverture volontaire des fenêtres, notamment la nuit ; il conserve seulement 0,65 renouvellement d’air par heure. Il ne représente pas non plus l’ombre des arbres, les échanges d’air par les escaliers ni les variations réelles d’occupation et d’utilisation des stores, rideaux ou volets. Ces phénomènes peuvent sensiblement rafraîchir les logements. Les pourcentages restent utiles pour comparer les faiblesses et les scénarios, mais les températures maximales doivent être considérées comme des valeurs prudentes tant que le modèle n’a pas été recalé sur des mesures intérieures et extérieures prises aux mêmes heures.
Quelles sont les principales incertitudes ?
Les coefficients U des murs, de la toiture et de la dalle sur terre-plein proviennent de l’audit énergétique ; celui des fenêtres provient de leur fiche technique. En revanche, aucun test d’étanchéité à l’air ni relevé détaillé des ponts thermiques, des protections solaires et des habitudes d’ouverture n’a été fourni. Les entrées d’air non maîtrisées reposent donc sur une hypothèse de renouvellement d’air. Les températures d’été supposent l’absence de climatisation et n’intègrent pas l’ouverture manuelle des fenêtres.